

Icône flamboyante du hard rock américain, Vince Neil a vu le jour en 1961 à Hollywood. Pas étonnant qu’il ait toujours aimé faire son cinéma !
Loin d’être un enfant de choeur, il passe une partie de son enfance en Californie du Sud à une époque où tout paraissait possible même les excès les plus incontrôlés. Le chanteur a construit sa personnalité sans trop se soucier de marcher droit et de traverser dans les clous. C’est donc dans les clubs enfumés de Los Angeles qu’il forge son identité artistique, mélange de provocation et d’énergie brute tempérées par une maestria vocale impressionnante.
En 1981, après quelques mois au sein de Rock Candy, il rencontre avec Nikki Sixx et Tommy Lee avec lesquels il fonde Mötley Crüe qui deviendra rapidement une des têtes de file du glam metal. Où quand l’extravagance des tenues de scène s’avère aussi importante que l’avalanche des décibels et la puissance des riffs de guitare..
Sa voix haut perchée de Vince Neil, immédiatement identifiable, propulse des titres comme Shout At The Devil, Girls, Girls, Girls ou Dr. Feelgood (qui n’est même pas un hommage aux ténors anglais du pub rock) au rang d’hymnes générationnels. Sur scène, son charisme et son sens du spectacle incarnent l’excès assumé d’une époque où le rock se vit sans retenue. Et Dieu sait si Vince et ses comparses devient rapidement maîtres en la matière au point qu’un journaliste de la chaîne de télé ABC n’hésite pas à qualifier leur deuxième album « Shout For The Devil » (1983) de st
satanisme moderne. Les principaux intéressés en ricanent encore…
La trajectoire de Vince Neil n’est pas exempte d’autres turbulences. D’un tempérament plutôt sanguin, il n’a jamais hésité à invectiver ses supposés collègues tant de Metallica que de Guns N’ Roses. Ainsi, au cours des MTV Music Awards en 1989, il n’a pas hésiter à envoyer un coup de poing à leur guitariste rythmique Izzy Stradlin. Consommateur pendant des années de différentes drogues, de la cocaïne à l’héroïne, il a suvi pludsieurs cures de désintoxication. Son addiction la plus pernicieuse est cependant sans conteste l’alcool. Il a même été condamné à une lourde peine
En 1984 pour avoir provoqué en état d’ébriété un accident qui a tué le batteur du groupe finnois Hanoï Rocks à ses côtés dans sa voiture de sport. Et ce ne sont que quelques exemples parmi d’autres…
Depuis 2018, même si leur dernier album original « Saints Of Los Angeles (sic !) remonte à 2008, il a une fois de plus rejoint Mötley Crüe avec une énergie à peine tempérée par leur âge. En 2026, ils repartent donc encore une fois sur les routes pour une tournée intitulée « The Return Of The Carnival Of Sins ». Tout un programme !
(Stéphane Soupart - Photo: © Etienne Tordoir)
Photo: Vince Neil (à gauche) avec Mick Mars (à droite) pendant un concert de Mötley Crüe sur la scène de Forest-National à Bruxelles (Belgique) le 20 octobre 1984





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