

Warren Zevon a vu le jour en 1947 à Chicago (Illinois) aux Etats-Unis. Rocker jouissivement électrique, il était aussi un chantre de l’humour noir
Disparu en 2003 âgé de seulement 56 ans, le chanteur américain a toujours occupé une place à part dans le rock. Car l’autodérision, le second degré, une pointe de sarcasme voire même une pincée d’humour noir ne sont pas des épices souvent saupoudrées dans un genre
Comme beaucoup d’immigrants, son père juif ukrainien a choisi de simplifier son patronyme. Zivototsky deviendra donc Zevon pour l’état-civil. Car même le grand père de Donald Trump, lui aussi un migrant, a légèrement changé son nom de famille en élidant le « f » final trop germanique.
Il grandit à Fresno en Californie. Et, à l’âge de 13 ans, ses parents la musique classique moderne sous la houlette, tenez-vous bien, de… Igor Stravinsky, le compositeur du Sacre du printemps. Il faut avouer que cette formation ne se reflète pas vraiment dans "Werewolves Of London", ni ses autres disques d’ailleurs…
Si son premier album "Wanted Dead Or Alive" ne voit le jour qu’en 1970, Dès les années 1960, il a fait ses débuts dans la scène musicale californienne et a rapidement développe une réputation d’artiste musicien anticonformiste qu’il prendra un malin plaisir à entretenir tout au long d’une carrière riche de treize enregistrement. Souffrant d’une incompréhensible phobie des docteurs et du monde de la médecine en général, Warren Zevon a attendu très longtemps pour consulter alors que des symptômes d’un possible cancer (plus tard lié à l’amiante) commençaient à apparaître. Lorsque celui-ci a finalement été diagnostiqué en 2002, il prend la décision de ne pas se faire soigner et, à l’instar de David Bowie avec "Blackstar", s’attèle de toutes ses forces à l’enregistrement de "The Wind", son disque testament. De Bruce Springsteen à Tom Petty, de Emmylou Harris à Timothy B. Schmit (Eagles), tous ses amis se pressent pour poser leur voix ou quelques notes à ses côtés. Un an plus tard et déjà irrémédiablement atteint, il interprète "I’ll Sleep When I’m Dead" (extrait de son deuxième album en 1976), seul à la guitare en ouverture du late night show de David Letterman.
Sorti le 25 août 2003, quelques jours à peine avant son décès le 7 septembre de la même année, il a choisi la crémation et la dispersion de ses cendres dans l’océan Pacifique au large de Los Angeles.
(Stéphane Soupart - Photo: © Etienne Tordoir)
Photo: Warren Zevon sur la scène du Vooruit à Gand (Belgique) le 4 février 1988






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