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Né un 9 mars: John Cale, toujours auréolé par la légende du Velvet Underground

parStéphane Soupart
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09 Mar 2026 10h00
John Cale
© Etienne Tordoir

On associe immanquablement le nom de John Cale au groupe new-yorkais mythique auteur de "Femme Fatale". C’est pourtant au Pays de Galles que l’artiste voit le jour en 1942.

 Après avoir étudié la musique au Goldsmith College de Londres, il s’envole vers New York à peine âgé de 20 ans. Toujours avide d’expérimentations, il participe aux activités du Theatre of Eternal Music, un collectif d’avant-garde qui lui permet d’être au bon endroitt au moment de la naissance du Velvet Underground sous l’impulsion de Lou Reed et, très rapidement avec la bénédiction d’Andy Warhol. Si on fait exception d’une courte reformation en 1995, l’aventure ne durera qu’une poignée d’années marquées par quelques albums mythiques : "The Velvet Underground & Nico" (1967) et "White Light/White Heat" (1968) principalement.

A son départ en 68 et pendant quelques années, il s’adonne à une carrière de producteur. Il se retrouve ainsi à la manœuvre notamment pour le premier album des Stooges d’Iggy Pop, un autre brûlot de l’histoire du rock. Il collabore également aux trois albums solo de de Nico.

Losqu’il sort enfin "Paris 1919" (1972), on décèle d’abord un intérêt pour la France et la langue de Voltaire mais aussi une volonté de réunir deux mondes musicaux supposés antagonistes puisqu’il appelle à ses côtés Lowell George Lowell de Little Feat mais aussi Wilton Felder des Crusaders. C’est que John Cale, au risque de parfois se tromper, adore les exercices d’équilibriste.  

Mélange d’intellectualisme poétique, de nonchalance et d’humour au second degré, John Cale s’amuse à rester tout aussi insalissable qu’inclassable. Qui d’autre que lui pouvait se lancer dans une improbable déclaration d’amour comme "Honni soit (la première leçon de français)" en 1981. On retrouvera d’ailleurs d’autres références à la Ville Lumière comme "Paris s’éveille" (1991) faisant sans doute de lui le seul artiste à glisser le mot Paris deux fois dans sa discogrphie. Son "Artifical Intelligence" (1985) possède même un côté prémonitoire en ces temps où Chat GPT, DeepSeek s'affrontent dans le domaine.

Aujourd’hui, John Cale célèbre sn, 84ème anniversaire de la plus belle des manières qui soit… sur scène. Il reste le plus souvent assis derrière son clavier et doit chausser ses lunettes pour lire les paroles sur son iPad mais on le lui pardonnera aisément puisqu'il  joue toujours "I’m Waiting For The Man", seule et unique allusion au Velvet, en clôture de ses concerts...

 

(Stéphane Soupart - Photo : © Etienne Tordoir)
Photo : John Cale sur la scène du festival de Werchter (Belgique) le 3 juillet 1983

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