

Né le 20 janvier 1973 à Villefranche-sur-Saône, Benjamin Biolay s’est progressivement comme l’une des figures majeures de la scène musicale française contemporaine.
Il grandit à Lyon dans une famille passionnée de musique et apprend très tôt :es rudiments du violon et du trombone au conservatoire,. Cette solide culture musicale, nourrie autant par la chanson française que par la pop anglo-saxonne et la musique classique. Ces !nfluences protéiformes s’entrechoquent encore aujourd’hui sur l’ambitieux album « Le disque bleu » (2025), exercice poétique, onirique et un peu ardu qui hypnotise imperceptiblement l’auditeur.
Il se fait connaître au début des années 2000 en tant qu’auteur, compositeur et arrangeur pour d’autres artistes. Sa collaboration avec Henri Salvador sur l’album « Chambre avec vue » (2000) marque un tournant dans la carrière du chanteur et la chanson Jardin d’hiver révèle indéniablement son talent d’orchestrateur. Parallèlement, il travaille avec d’autres figures de la chanson française, émergentes comme Keren Ann, Raphael, Hubert Mounier (L’Affaire Louis Trio), Valérie Lagrange et le regretté chanteur belge Jeff Bodart mais aussi carrément légendaires comme Juliette Gréco (sur l’album « Le temps d’une chanson » en 2007, Dick Rivers, Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Julien Clerc et bien sûr Vanessa Paradis (dont il partagea un temps la vie) pour « Love Songs » (2013). La liste des artistes avec lesquels il a collaboré ressemble à un interminable inventaire à la Prévert. On y découvre même, au détour d’un refrain, on entend même quelques mots d’anglais. En 2003, mêlant langue de Voltaire et de Shakespeare, il chante en duo Let’s Not Talk About Love avec Heather Nova, un extrait de « Storm », le quatrième album de celle-ci.
En 2001, instable voire même boulimique, Benjamin Biolay entame sa carrière solo avec l’album « Rose Kennedy », une œuvre ambitieuse aux arrangements sophistiqués, inspirée par la mythologie américaine et la figure de la famille Kennedy. Pas toujours reconnu à sa juste valeur par la presse musicale, il s’impose progressivement comme un artiste incontournable grâce à son écriture élégante, mélancolique, pointilliste et presque cinématographique.
Les albums « La superbe » (2009) et « Palermo Hollywood » (2016) confirment ce statut à part. Le premier, ample fresque intime et orchestrale, est enfin salué par la critique et récompensé aux Victoires de la Musique. Le second, inspiré par l’Argentine, témoigne de son goût pour les voyages et les atmosphères parfois sombres. Bertrand Biolay engrange même quelques succès magistraux comme Les cerfs-volants (2001) Ton héritage (2009) ou Comment est tapeine ? (2020) capables d’arracher une larme aux âmes les plus endurcies.
Comme on qualifie souvent son écriture de « cinématographique », il était logique que le grand écran (mais aussi la petite lucarne) lui tendant un jour les bras. On le retrouve ainsi à l’affiche d’une vingtaine de films parmi lesquels « Divorce Club » de Michaël Youn (2020). Comme il a aussi toujours soigné ses clips, un passage derrière la caméra était aussi inscrit dans les astres. C’est chose faite depuis 2014 avec le court-métrage « Office du tourisme ».
Concerts à venir:
13 mars: Cirque Royal - Bruxelles (Belgique)
25 mars: Le Forum - Liège (Belgique)
Double album - « Le disque bleu » - 2025
(Stéphane Soupart - Photo: © Etienne Tordoir)
Photo: Benjamin Biolay sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles (Belgique) le 2 septembre 2022






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