

Fille d’un père comédien et d’une mère artiste d’origine arménienne, Solann Lis-Amboyan a vue le jour à Paris n’a eu besoin que d’un album pour imposer son originalité. en 1999
À seulement 26 ans en ce 26 décembre, la jeune artiste occupe déjà une place à part sur une scène francophone de plus en plus féminine. Plus proche d’Ilions que de Helena, deux autres jeunes femmes de sa génération qui se contentent elles aussi de leur seul prénom, elle n’hésite pas à aborder des thèmes qui ne cherchent pas d’abord à distraire. Solann se pose des questions qu’elle désire partager avec son public. Si elle affrontente comme nous tous les angoisses des lendemains qui déchantent trop souvent, elle conserve malgré un soupçon df’optimisme qu’on retrouve dans le titre de son premier album "Si on sombre ce sera beau (promis)" sorti en 2025.
Pendant son adolescence, elle explore avec une certaine avidité tant le théâtre et la la danse que bien entendu la musique. Elle suit des cours de piano mais vous un intérêt particulier aux instruments à cordes : guitare évidemment mais aussi, de manière plus anecdotique, ukulélé et sitar. Elle a aussi pratiquer le mannequin en dilettante. Contrairement à la plupart de ses contemporaines, Solann n’a participé à aucun télé-crochet moderne. Pas de Star’Ac ou The Voice pour elle. L’auteure-compositrice-interprète a préféré faire ses premiers pas sur la réseaux sociaux en publiant ses premières compositions pendant la pandémie de covid 19.
Il s’avère toujours difficile de plaquer une étiquette sur l’ébauche d’une carrière artistique. Heureusement, avec un certains sens de la dérision, Solann nous mâche le travail puisqu’elle sa musique souvent éthérée comme une sorte de « pop-folk chelou ». En équilibre entre racines anglo-saxonnes et grandes prêtresses de la langue française, elle cite autant Fiona Apple que Barbara dans son panthéon personnel. Vous l’avez compris, Solaan attache autant d’importance aux mots qu’aux mélodies qui leur servent d’écrin. Dès son premier EP "Monstrueuse" en 2024, elle peaufine des textes poétiques, oniriques voire même empreints de références mythologies comme pour "Rome", hymne délicat contre les violences faites aux femmes. Et toujours elle sonne juste avec des phrases simplement murmurées possédant plusieurs niveaux de lecture. "Je me sens comme un agneau/Qui dit pardon au loup/D’avoir été trop lent à lui offrir son cou/D’avoir pris trop de place/D’avoir trop existé"…
En janvier 2025, elle publie son premier album studio, "Si on sombre ce sera beau", remarqué pour la profondeur de ses textes et l’originalité de sa voix. Les douze chansons qui récapitulent son parcours marient ce folk intimiste qui est sa marque de fabrique et quelques textures subtilement electro ("Tout cramer"). Elle dissèque les thèmes du mal-être ("Appelle-moi sorcière") autant les violences faites aux femmes (comme son dernier titre "Thelma & Louise", en écho à cette cavalcade mise en scène par Ridley Scott)
En 2025, celle qui transforme ses fêlures en fragiles cathédrales sonores a remporté une Victoire de la Musique dans la catégorie Révélation de l’année. Elle reprend sa tournée hexagonale en 2026 et, pour la deuxième fois, fera étape aux Nuits Botanique en mai prochain.
Quelques concerts choisis:
26 janvier: Théâtre Sébastopol - Lille (France)
25 mars: Zenith - Paris (France)
24 mai: Nuits Botanique - Bruxelles (Belgique avec e.a. Papooz et Laura Fishbach
(Stéphane Soupart - Photo: © Etienne Tordoir
Photo: Solann sur une des scènes du festival Nuits Botanique à Bruxelles le 30 avril 2024






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