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Née un 15 février: Axelle Red, la flamboyante chanteuse qui aime Noël par dessus tout

parStéphane Soupart
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15 Feb 2026 10h00
Etienne Tordoir

De son vrai nom Fabienne Demal, elle a vu le jour à Hasselt dans le Limbourg flamand en 1968 mais a toujours chanté dans la langue de Voltaire

 

Axelle Red baigne depuis l’enfance dans un environnement musical hétéroclite. Ses parents écoutent avec le même recueillement les sonates de Mozart et les étoiles de la musique noire américaine. Sans dédaigner apporter son support au club de foot local dont son père Roland présidait aux destinées, elle passe cependant plus de temps devant les barres fixes qu’à la buvette du stade ! L’adolescente ne sait pas encore qu’elle s’envolera un jour pour Nashville afin d'y enregstrer, qu’elle séduira Mick Ronson (un temps guitariste de David Bowie), qu’elle ouvrira le mondial de 1998 avec le titre "Dans la cour des grands" et qu’elle mettra la sacro-sainte variété française (une expression qu’elle exècre) à genoux.

Entre Aretha Franklin à laquelle elle dédie le refrain de "Aretha et moi" et l’immense Isaac Hayes à l’organe vocal impressionnant, son coeur balance et les émotions se bousculent. Axelle Red aime la musique noir c'est une évidence...

Aujourd’hui maman trois filles (Janelle, Gloria et Billie), Axelle les a même invitées à ses côtés pour son "The Christmas Album" (2022), un projet qu’elle caressait depuis des lustres. Ensemble, elles entonnent un "Have Yourself A Merry Little Christmas" que Judy Garland interpréta pour la première fois dans la comédie musicale "Meet Me In St Louis" de Vincente Minnelli.

Au long d’une carrière très discrètement débutée en 1983 avec le single "Little Girls" (que peu de gens ont entendu), Axelle a non seulement élargi le champ de ses inspirations mais aussi écrit quelques-uns des titres les plus touchants de la chanson française au féminin avec "Je t’attends" et "Sensualité" (1993), "Le monde tourne mal" (1995), "A tâtons" (1996), "Rester femme" (1998) ou "Rouge ardent" (2013) sans oublier "Manhattan-Kaboul", son magistral duo avec Renaud en 2002 malheureusement plus que jamais d’actualité avec le retour de Talibans dans la capitale afghane.

Si elle manie la langue de Voltaire avec une indéniable maestria, Axelle s’est également essayée à l’anglais et même à l’espagnol avec une version de "Sensualité" dans la langue de Cervantès. Pourtant, malgré des promesses récurrentes, elle n’a toujours pas osé  chanter dans sa langue maternelle, le néérlandais. Axelle Red a donc encore au moins un défi à relever !

 

(Stéphane Soupart - Photo : © Etienne Tordoir)
Photo : Axelle Red sur la scène du Centre Culturel d’Uccle (Belgique) le 16 novembre 2019

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